Soir 1
Comprendre
Pourquoi je reviens toujours au même point de départ.
1.1L'ouverture0 min à 4 min
Bonsoir à tous, et bienvenue, je suis content que vous soyez là.
Une petite information que je vous donne en attendant que tout le monde se connecte et que très peu de gens connaissent : est-ce que vous saviez que pendant que je vous parle, votre corps remplace ses propres cellules, à peu près 330 milliards par jour ?
En quelques mois, une bonne partie de votre sang, de votre peau et de votre ventre est refaite à neuf.
Et pourtant, dans 1 an, la plupart des gens auront les mêmes peurs, les mêmes réflexes et la même vie qu'aujourd'hui.
Votre corps change presque toutes ses pièces, et il reconstruit quand même la même personne. C'est dingue non ?
Ce soir, je vais vous montrer pourquoi : ce qui se recopie, c'est un réglage, et il est pas seulement dans votre tête.
Je vais pas vous expliquer pourquoi vous êtes bloqué quelque part dans votre vie, vous le savez déjà : on va aller voir ce qu'il y a en dessous.
Dernièrement, quelqu'un m'a envoyé cette phrase sur Instagram :
« J'arrive à changer pendant 2 semaines et je redeviens la version de moi que j'aime pas. »
Ce qui me touche, c'est le début : pendant 2 semaines, cette personne a été quelqu'un qu'elle aimait bien, donc cette version-là existe.
Alors la vraie question, c'est peut-être pas « pourquoi est-ce que je retombe dans mes travers ? », mais plutôt « laquelle des 2 versions est vraiment moi ? ».
Après plus de 1 000 personnes accompagnées, j'ai une conviction.
Ces 2 semaines-là, c'est une partie de vous que vous aviez perdue de vue, qui est remontée à la surface.
Et ce qui vous ramène ensuite, c'est pas votre nature : c'est quelque chose que vous avez appris à porter, si longtemps que vous l'avez pris pour vous.
Vous allez apprendre énormément de choses ce soir et changer totalement de manière de voir les choses sur vos comportements ce soir, alors restez bien bien avec moi jusqu'au bout.
Si vous m'entendez et que vous me voyez bien, écrivez PRÊT dans le chat.
réponses du chat, lues à voix haute
Prenez une feuille pour les 3 soirées, et coupez vos notifications : ce soir, on va chercher des choses qui se cachent profondément en vous, donc il faut que vous restiez 100 % concentré.
On passe nos journées à moitié présent, la tête ailleurs, et c'est là qu'on s'éloigne le plus de soi-même.
Pendant ces 2 heures, soyez là entièrement : c'est le seul effort que je vous demande.
Le replay restera 24 heures, puis il disparaîtra.
1.2Pourquoi m'écouter4 min à 14 min
Je m'appelle Ilias, et beaucoup d'entre vous me connaissent sûrement pas encore.
Avant de commencer, je veux vous raconter mon histoire, et pourquoi on s'est réunis pour ces 3 soirées.
Quand vous me voyez parler aujourd'hui, vous imaginez peut-être que j'ai toujours été sûr de moi, et que parler devant des gens, ça a toujours fait partie de qui je suis.
Pourtant, le petit garçon que j'étais aurait eu beaucoup de mal à s'imaginer ici, ce soir.
Enfant, j'étais discret et pas du tout sûr de moi : on se moquait de moi, j'ai été harcelé, et je bégayais beaucoup.
J'avais tellement de choses à dire, mais parler, pour moi, c'était m'exposer : avant même que les mots sortent, je me demandais déjà comment les autres allaient réagir.
Est-ce que j'allais bloquer ? Est-ce qu'ils allaient me juger ? Est-ce qu'ils allaient voir à quel point j'étais mal à l'aise ?
Je voulais m'exprimer librement, et au lieu de ça, je passais mon temps à me retenir.
J'ai aussi grandi entre plusieurs cultures, d'origine marocaine, en Europe, et même si j'avais des gens autour de moi, j'avais souvent du mal à me sentir complètement chez moi.
Je cherchais ma place, sans savoir comment la trouver.
Avec le temps, tout ça a fini par changer la façon dont je me voyais : être discret, c'était devenu qui j'étais, et la confiance semblait être un trait de caractère qui appartenait aux autres.
Pourtant, à l'intérieur, j'avais des rêves, construire quelque chose, rendre ma famille fière, vivre une autre vie que celle qui avait l'air prévue pour moi, et je sentais qu'il y avait plus en moi, même si je savais pas encore comment le faire sortir.
Depuis mes 14 ans, je faisais des petits jobs à côté, puis j'ai suivi le chemin classique, l'université, métro, boulot, dodo, à repousser ma vie à demain.
Et à un moment, c'est mon corps qui a lâché : une fatigue persistante, des problèmes de ventre, plus aucune énergie.
Je me levais le matin en m'attendant à être fatigué, et mon corps me donnait exactement ce que j'attendais de lui.
C'est là que j'ai commencé à chercher, vraiment : des années à étudier le corps, le cerveau, les habitudes et le subconscient, et à tout tester sur moi, l'alimentation, le jeûne, le sommeil, la respiration.
Je suis pas un coach qui a lu 2 livres de développement personnel : tout ce que je vais vous partager, je l'ai d'abord vécu dans ma tête, dans mon corps et dans ma vie.
Mon corps a commencé à guérir, et c'est en partageant ce que j'apprenais sur la santé que des centaines de milliers de gens ont commencé à me suivre.
En 2017, j'ai commencé mon parcours d'entrepreneur, d'abord à côté de tout le reste, et cette année-là, j'avais même fait un tableau, avec des images de la vie que je voulais construire.
Mais ce départ a pas fait disparaître mes peurs d'un coup.
J'ai dû apprendre, me tromper, me remettre en question, et continuer à chercher mon chemin.
Vouloir une autre vie, et se sentir prêt à la vivre, c'était 2 choses complètement différentes.
Une nouvelle opportunité arrivait, et les vieilles questions arrivaient avec elle : est-ce que je suis assez bien ? Et s'ils me jugent ? Pour qui je me prends ?
Petit à petit, j'ai compris que l'image que j'avais de moi-même décrivait pas tout ce que je pouvais devenir.
J'avais eu du mal à m'exprimer, je m'étais senti pas à la hauteur, j'avais été harcelé : tout ça, c'était vrai, et ça comptait dans mon esprit.
Mais il restait un futur à construire que j'avais pas encore vécu.
Et la découverte qui a vraiment changé ma vie, après des dizaines de techniques essayées, c'est le jour où j'ai compris que j'attaquais pas le problème au bon endroit, et pourquoi je revenais toujours au même point.
C'est cette information-là que je vais vous partager pendant ces 3 soirées, morceau par morceau.
La personne qui vous parle ce soir s'est construite avec le temps, à force d'apprendre, de vivre des choses, et de décisions que j'ai continué à prendre, encore et encore.
Aujourd'hui, je suis entrepreneur, chef d'entreprise et mentor, je parle devant de grands groupes, et j'ai eu la chance d'accompagner plus de 1 000 personnes.
Je suis pas devenu parfait : je suis encore en chemin, mais je sais d'où je viens et le parcours que j'ai accompli.
Parfois, je pense à ce petit Ilias, le gamin qui voulait tellement être entendu, mais qui avait peur d'ouvrir la bouche.
J'aurais aimé qu'il puisse voir un moment comme celui-là : des gens qui choisissent, un dimanche soir, d'écouter ce qu'il a à dire.
C'est pour ça que ce travail compte autant pour moi.
Quand quelqu'un me dit qu'il se sent perdu, qu'il a peur d'être jugé, ou qu'il est convaincu de pas être à la hauteur, je reconnais quelque chose que je connais par cœur.
Je sais à quel point ça peut faire mal de vouloir plus de sa vie, tout en ayant du mal à croire que cette vie-là pourrait être la sienne.
Vous avez peut-être jamais bégayé, ni vécu les mêmes difficultés que moi, mais vous savez peut-être ce que c'est de retenir quelque chose en vous, une voix, une ambition, une envie, une version de vous que vous laissez presque jamais voir.
C'est là que mon histoire rejoint la vôtre.
Chez les gens que j'ai accompagnés, des étudiants, des chefs d'entreprise, des mères de famille, des gens qui gagnent très bien leur vie et d'autres qui galèrent, j'ai retrouvé presque chez tous la même sensation : celle d'avoir beaucoup plus en eux que ce que leur vie de tous les jours laissait voir.
Dans mon programme Magnétique, on a un nom pour ça : l'ADN spirituel.
C'est la valeur et les possibilités plus profondes qu'il y a en vous, la part de vous qui mérite de la place pour s'exprimer, au-delà de l'identité que vous avez appris à accepter.
Pendant ces 3 soirées, je veux qu'on regarde ensemble comment vous êtes devenu la personne que vous connaissez aujourd'hui, ce qui se répète dans votre vie, et comment vous pouvez commencer à choisir vos prochains pas plus consciemment.
Ce soir, on va répondre à 3 questions : qui je suis devenu, comment je suis devenu cette personne, et qu'est-ce que je répète sans m'en rendre compte.
Mon histoire m'a amené jusqu'ici, avec vous ce soir, mais c'est votre histoire à vous qui fait qu'on passe ce temps ensemble.
Et la question que je voudrais que vous gardiez avec vous ce soir, c'est celle-là : qu'est-ce que vous avez appris à croire sur vous, et que vous avez jamais vraiment remis en question ?
Une dernière chose, pour que vous vous posiez pas la question pendant 3 soirs : je dirige un programme, Magnétique, créé avec une équipe de spécialistes du comportement et de la transformation identitaire, je vous le présenterai en détail mardi, et ce soir, je vous dirai déjà pourquoi il existe.
Ces 3 soirées forment un seul parcours, comme un cadenas à code avec 3 chiffres : si vous connaissez les 2 premiers mais pas le troisième, il s'ouvre pas aux 2 tiers, il reste fermé.
Ce soir, on découvre le premier chiffre, demain le deuxième, et mardi le troisième.
1.3La boucle de Julie14 min à 20 min
Ce premier chiffre, on va le chercher ensemble, en commençant par l'histoire de Julie, une femme que j'ai accompagnée.
Au moment où je rencontre Julie, elle a 34 ans, elle travaille, elle a 2 enfants, et ça fait des années qu'elle veut se remettre au sport.
Voilà les étapes par lesquelles elle passe à ce moment là dans son processus pour changer. Suivez bien les étapes : à la fin, je vous demanderai où vous en êtes, vous, dans le parcours que je vais décrire.
Étape 1 : elle veut changer, et un dimanche, au repas de famille, sa grand-mère lui lance devant tout le monde : « Eh ben, toi, t'as bien profité cette année. » En la regardant de haut en bas.
Les autres rient, Julie rit aussi, mais dans la voiture, au retour, elle dit plus un mot.
Étape 2 : elle prend une vraie décision, « à partir de lundi, je cours 3 fois par semaine », et elle se voit déjà l'été prochain sur les photos de famille, sans se cacher derrière les autres.
Elle y croit, portée par un pic de motivation, et un pic, ça finit toujours par redescendre.
Étape 3 : elle commence, et pendant 3 semaines, elle tient son rythme, et un matin, devant le miroir de l'entrée, elle se dit : « Ça, c'est moi. »
Étape 4 : une première résistance arrive, une grosse semaine au travail, un enfant malade, une nuit trop courte, et elle rate une séance, puis une deuxième.
Étape 5 : son élan baisse, 2 fois au lieu de 3, puis une seule.
Étape 6 : elle abandonne sans jamais l'avoir décidé : un soir, elle passe devant ses baskets, et ça fait 2 semaines qu'elle est pas sortie courir.
Étape 7 : elle culpabilise, mais pas longtemps, parce qu'elle avait de bonnes raisons : le travail, les enfants, la fatigue.
Étape 8 : cet échec s'ajoute à ceux d'avant, elle doute un peu plus d'elle, alors elle préfère arrêter d'y penser.
Étape 9 : un jour, elle enfile une robe qu'elle adore pour un mariage, et la fermeture éclair se bloque à mi-chemin.
Elle s'assoit sur le bord de son lit, avec cette robe ouverte dans le dos, et la phrase qui lui vient, c'est « t'es vraiment nulle, t'arrives jamais à rien tenir ».
Étape 10 : elle cherche une nouvelle solution, une application, une autre salle, un coach, une vidéo qui promet un nouveau corps en 21 jours.
Étape 11 : elle recommence, et la voilà revenue à l'étape 1.
Julie est pas paresseuse, et elle manque pas de volonté : elle a recommencé, encore et encore, avec la même sincérité.
Et le sport, c'est juste le décor : mettez à la place un projet ou la volonté de gagner plus d'argent, et vous retrouverez les mêmes 11 étapes.
Je me souviens que Julie m'avait dit au début : « Je me mens plus à moi-même qu'aux autres et j'en ai marre. » Alors ce soir, donnez-moi la réponse que vous connaissez au fond de vous : on peut se dire la vérité et se respecter en même temps. Même si votre cerveau résiste car il veut se protéger, faites l'exercice jusqu'au bout, au moins ce soir.
Pensez à quelque chose que vous essayez de changer en ce moment, et écrivez dans le chat à quelle étape de la boucle de Julie vous êtes, entre 1 et 11.
réponses du chat, lues à voix haute
C'est souvent l'étape 10 qui revient, celle où on cherche une nouvelle solution, mais si je vous en donnais une ce soir, je vous enverrais tout droit à l'étape 11, et dans quelques semaines, à l'étape 6.
À l'étape 2 ou 3, vous êtes encore dans l'élan, et c'est le meilleur moment pour regarder la suite.
À l'étape 7 ou 8, vous êtes dans le creux, celui où vous préférez plus y penser, parce que ça vous rappelle que vous avez pas tenu.
À l'étape 3, devant son miroir, Julie s'est reconnue, et elle s'est dit : « Ça, c'est moi. »
À l'étape 9, au bord de son lit, elle s'est dit : « T'es vraiment nulle. »
C'est la même femme, à quelques semaines d'écart, et elle a dit 2 choses complètement opposées sur elle-même, avec la même certitude.
À votre avis, laquelle des 2 phrases est vraie ?
Le problème de Julie, c'est qu'à chaque fois, quelque chose en elle finit par donner raison à la deuxième phrase.
1.4Tout ce que vous avez déjà essayé20 min à 23 min
Ici, tout le monde a déjà fait des efforts pour changer sa vie : des résolutions, des livres, des vidéos, des podcasts, des défis de 30 jours, des stages, des retraites, un coach une fois par semaine, parfois même un déménagement ou un nouveau travail.
Moi aussi, et je me souviens d'une phrase que je m'étais dite, qui m'avait fait mal :
« Je collectionne les nouveaux départs, mais en fait je n'ai encore jamais passé aucune ligne d'arrivée. »
Dans le chat, en un ou 2 mots : qu'est-ce que vous avez déjà essayé de changer, et qui a pas tenu ?
réponses du chat, lues à voix haute
C'est pas vraiment de votre faute si vous n'avez pas réussi. Je sais que vous avez recommencé, encore et encore.
Mais vous devez comprendre que toutes ces tentatives travaillaient sur ce que vous faites, mais personne vous a jamais demandé qui vous pensiez être pendant que vous le faisiez.
Et quand ce que vous faites et ce que vous croyez être tirent dans 2 directions différentes, c'est presque toujours ce que vous croyez être qui finit par gagner.
Alors pourquoi, malgré tous ces efforts sincères, est-ce que vous en revenez toujours au même point ?
Je vais vous répondre avec mon histoire, parce que pendant longtemps, j'ai été exactement à votre place.
1.5« Encore ? »23 min à 31 min
Un jour que je suis en classe et que j'ai 8 ans, la maîtresse pose une question, je connais la réponse, et pour une fois, je lève la main.
Je commence ma phrase, et le premier mot reste coincé.
J'insiste, il sort toujours pas, et j'entends les premiers rires, puis toute la classe qui rit.
Ce jour-là, j'ai pas seulement bégayé devant tout le monde : j'ai tiré une conclusion sur moi-même, sans même m'en rendre compte.
À partir de là, je connaissais souvent les réponses, mais je levais plus la main.
Rien que dire mon prénom au téléphone, « Bonjour, c'est Ilias », c'était une épreuve.
Je préparais ma phrase, je la répétais 20 fois, le premier mot restait coincé, alors je finissais par envoyer un message.
Sur mes bulletins, les professeurs écrivaient « élève discret, doit participer davantage », et dans ma famille, on me répétait souvent : « Surtout fais pas de vagues Ilias. »
Personne me disait ça pour me faire du mal, c'était même une façon de me protéger.
Alors je me faisais petit, pour pas être attaqué, et je me taisais, pour pas être jugé.
Pourtant, à l'intérieur, je ressentais beaucoup plus que ce que j'arrivais à exprimer, et ça crée une double vie : la personne que les autres voient, et celle que vous sentez que vous pourriez être.
Pendant des années, j'ai enchaîné des jobs alimentaires que je détestais.
Étudiant, j'en avais même 2 en même temps, à côté de la fac, et je suivais le chemin qu'on m'avait montré : métro, boulot, dodo.
Le matin, dans le métro, je regardais les visages autour de moi, et je me demandais comment tous ces gens faisaient pour bosser autant, avec ce stress et la boule au ventre, pour des miettes.
Et le pire, c'est que j'étais en train de devenir l'un d'eux.
Dans ce métro, je m'imaginais parfois avec une activité à moi, en train de parler devant des gens, sans bloquer.
J'étais persuadé que les autres avaient quelque chose que j'avais pas, comme une loterie à la naissance où j'aurais tiré le mauvais numéro.
Je lisais pourtant énormément sur la confiance en soi, et quand un collègue m'a demandé ce que je lisais pendant une pause, j'ai caché la couverture.
Je pouvais apprendre tout ce qu'il y avait à apprendre sur la confiance, mais le seul truc que j'arrivais pas à faire, c'était la vivre dans la durée.
Je m'inscrivais à la salle, j'y allais à 6 heures du matin, avant la fac et le boulot, je tenais 15 jours, un mois, et une fois, 3 mois, et puis j'arrêtais.
À chaque fois, j'avais une bonne raison, et c'était souvent une vraie raison : une période chargée, une blessure, une rupture, un déménagement.
Un jour, je me réinscris à la salle, encore une fois.
J'envoie un message à un ami d'enfance, assez fier de moi : « Je me suis réinscrit à la salle, et cette fois, je lâche rien. »
Il me répond en un seul mot : « Encore ? »
Il disait pas ça méchamment, il avait ajouté un smiley.
Sur le moment, je lui ai répondu « T'inquiète, cette fois, c'est différent ».
Mais ce soir-là, dans mon lit, ce mot m'a empêché de dormir pendant des heures.
Au fond, je savais qu'il avait raison.
Au milieu de la nuit, j'ai compté, et je me suis rendu compte que c'était la troisième fois que je m'inscrivais dans cette salle.
Alors j'ai cherché à quel moment j'avais arrêté, à chaque fois.
La première fois, c'était la semaine où j'avais enfin réussi à courir 20 minutes sur le tapis sans m'arrêter.
La deuxième fois, c'était le mois où j'avais enfin réussi à y aller tous les matins, sans en rater un seul.
La troisième, c'était à la fin de ces 3 mois dont j'étais si fier.
J'avais toujours cru que j'arrêtais quand ça devenait trop dur, et c'était l'inverse, pour la salle comme pour l'argent ou le projet que je voulais lancer.
Je m'arrêtais pas quand tout devenait difficile.
Je m'arrêtais quand ça commençait à aller bien.
Cette nuit-là, j'ai eu un peu de honte, puis comme un soulagement : pour la première fois, ce qui m'arrivait avait une forme, c'était pas juste moi qui étais nul, c'était un schéma qui se répétait.
Attention, c'était pas le fait que ça aille bien qui me faisait arrêter.
C'est que cette nouvelle vie, c'était pas encore la mienne : elle me demandait un effort tous les jours, alors que l'ancienne se faisait toute seule, et dès que je relâchais un peu, l'ancienne reprenait sa place.
J'avais pas un problème de volonté : chaque fois que ma vie dépassait mon niveau habituel, celui du gars discret qui fait pas de vagues, quelque chose m'y ramenait.
Notez cette phrase, parce que tout ce qu'on va voir ce soir part de là.
« J'étais pas quelqu'un de faible. Je revenais à un niveau sur lequel j'étais réglé. »
Mon vrai problème, c'était la personne que je croyais être, une croyance que mon entourage et moi, on avait construite à partir d'un gamin qui avait bégayé devant sa classe.
Et en dessous de ce gars-là, il y avait quelqu'un que j'avais jamais vraiment laissé parler : celui qui, dans le métro du matin, s'imaginait parler devant des milliers de gens, sans bloquer.
Ça m'a pas fait sortir du métro, boulot, dodo du jour au lendemain, je préfère être clair là-dessus.
Mais à partir de cette nuit-là, j'ai arrêté de chercher la bonne technique, et j'ai commencé à chercher qui j'étais vraiment, sous le personnage que j'avais appris à jouer.
Comment j'en suis sorti, je vous le raconterai mardi, et je vous reparlerai aussi de mon ami qui m'avait dit « Encore ? », parce qu'il a joué un rôle que j'attendais pas.
Ce mécanisme, je l'ai retrouvé chez presque tous les gens que j'ai accompagnés, et il a un nom.
1.6Le Thermostat Identitaire31 min à 34 min
Ce que j'ai compris cette nuit-là, aujourd'hui, je l'appelle le Thermostat Identitaire.
Je vous donne une image. Prenez votre corps, il est autour de 37 degrés : quand il fait chaud, vous transpirez, quand il fait froid, vous frissonnez, et il revient à 37 tout seul, sans vous demander votre avis.
Maintenant, imaginez une pièce réglée sur 19 degrés : un soir, vous avez froid, vous branchez un radiateur d'appoint à fond, et la pièce monte à 24.
Puis vous l'éteignez, et quelques heures plus tard, la pièce est redescendue à 19, parce que le réglage du thermostat, lui, a jamais changé.
Pour lui, 24 degrés, c'est pas mieux que 19, c'est juste anormal, et nous les humains on fonctionne pareil : notre système nous ramène au niveau qu'il considère comme normal, surtout quand notre vie monte au-dessus.
Normal, ça veut pas dire bien, ça veut dire connu, et on peut très facilement confondre ce qui nous est familier avec ce qui est vrai pour nous.
Toutes vos tentatives, c'était des radiateurs d'appoint : elles vous ont vraiment fait monter, mais personne avait touché au réglage, alors la pièce est revenue à sa température initiale.
De la volonté, vous en avez, puisque vous avez réussi à faire monter la température : seulement, la volonté sert à chauffer la pièce, pas à changer le réglage. C'est d'ailleurs sûrement cette volonté qui vous a amené jusqu'à moi ce soir.
Maintenant arrêtez vous quelques secondes et réfléchissez : dans quelle pièce de votre vie est-ce que vous sentez le plus agir ce thermostat ?
Écrivez un seul mot dans le chat : l'argent, le corps, le boulot, les relations, la confiance, le temps, ou autre chose.
réponses du chat, lues à voix haute
Notez ce mot en haut de votre feuille, et entourez-le : on va s'en servir pendant les 3 soirées.
Depuis tout ce temps où vous revenez au même niveau dans ce domaine, qu'est-ce que ça vous a coûté, concrètement ?
Gardez cette réponse pour vous, on va y revenir, mais avant, j'ai quelque chose à vous proposer.
1.7Premier appel : voir le vôtre34 min à 40 min
Jusqu'ici ce soir, vous avez découvert le mécanisme qui vous bloque, avec l'exemple de Julie et avec ma propre histoire.
Vous venez même peut-être de mettre un mot sur la pièce de votre vie où vous le sentez le plus, mais votre propre mécanisme, vous l'avez pas encore vraiment vu, et c'est normal.
Pensez à une amie qui vous appelle, toute contente, pour vous parler du garçon qu'elle vient de rencontrer : « Lui, cette fois, c'est pas pareil, il est différent. »
Et vous, vous savez déjà comment ça va finir, parce que c'est la troisième fois que vous entendez cette phrase.
Son schéma à elle, vous le voyez en 2 secondes, mais elle, elle le voit pas, parce qu'à chaque fois, elle a une bonne explication.
Pour vous, c'est exactement pareil : c'est pas une question d'intelligence, vous êtes simplement à l'intérieur de votre propre histoire.
C'est exactement ce qui m'est arrivé : avec un seul mot, « Encore ? », quand je lui ai annoncé que je me réinscrivais à la salle, mon ami m'a montré ce que moi, j'avais pas vu en des années.
C'est pour ça que ce soir, je vous propose quelque chose de rare : quelqu'un qui regarde votre vie de l'extérieur, avec vous.
On a ouvert des rendez-vous en visio, en tête à tête, avec des membres de l'équipe Magnétique, formés pour repérer exactement ce mécanisme.
Pas pour vous faire la morale, et pas pour vous donner une technique de plus : pour regarder votre histoire à vous.
Pendant ce rendez-vous, vous mettez enfin bout à bout toutes vos tentatives, comme les images d'un film, et vous voyez apparaître le même scénario, au même moment, avec la même phrase dans la tête.
Ce moment-là, je l'ai vécu, et c'est comme si on allumait enfin la lumière dans une pièce où vous vous cognez depuis des années.
Vous arrêtez de vous croire nul ou pas fait pour ça : vous voyez un mécanisme, et surtout vous commencez à comprendre comment le modifier.
Ce rendez-vous peut être la conversation qui change le cours de votre année : celle après laquelle vous demandez enfin l'augmentation que vous méritez, vous sortez du tiroir le projet qui y dort depuis des années, vous quittez ce qui vous consume à petit feu, ou vous dites non sans vous justifier pendant 10 minutes.
Et si Magnétique peut vous aider, on vous présente le programme que je construis avec mon équipe depuis des années, pour travailler enfin sur la personne que vous croyez être, et plus seulement sur ce que vous faites.
Je vous le dis tout de suite, pour que ce soit clair : si c'est fait pour vous et qu'on est sûr à 100 % de pouvoir vous aider, on vous proposera de nous rejoindre, mais si c'est pas le cas, on vous le dira aussi, en toute transparence.
Par contre, ces rendez-vous sont pas faits pour discuter de tout et de rien : ils sont faits pour les gens qui en ont assez de revenir au même point.
Et personne va vous juger, parce que des histoires comme la vôtre, on en a entendu des centaines.
Derrière chaque créneau, il y a une vraie personne de mon équipe qui vous consacre son temps, alors les places sont limitées, et les réservations ferment jeudi prochain, le 29 octobre au soir, dans 4 jours, parce qu'ensuite, l'équipe se consacre entièrement aux personnes qui ont rejoint Magnétique.
Pour le moment tous les créneaux sont encore dispos, et ce soir, vous avez encore le choix des horaires.
Le lien est dans le chat.
Et si vous réservez pendant que je parle, écrivez « réservé » dans le chat, j'aimerais beaucoup le voir passer.
réponses du chat, lues à voix haute
Allez parenthèse fermée, on continue, parce qu'il reste une question en suspens, et je vous dois la réponse.
Si ce mécanisme vous fait souffrir, pourquoi est-ce qu'il tient en place aussi longtemps et aussi fortement ?
1.8Comment ce réglage s'est installé40 min à 51 min
Pour vous répondre, il faut d'abord voir où ce réglage fonctionne : pas là où vous prenez vos décisions.
Des chercheurs allemands ont observé le cerveau de gens qui choisissaient librement d'appuyer sur un bouton, à gauche ou à droite, et ils arrivaient à deviner leur choix jusqu'à 7 secondes avant que la personne en ait conscience, pas à chaque fois, mais bien plus souvent que le hasard.
Votre cerveau reçoit chaque seconde des millions d'informations, votre conscience en traite une quarantaine, et tout le reste, c'est votre pilote automatique, ce que beaucoup appellent le subconscient.
Et d'après la chercheuse américaine Wendy Wood, à peu près 43 % de nos actions de la journée se font par habitude, en pensant à autre chose.
Moi, je suis convaincu que l'essentiel de ce qu'on appelle notre personnalité, c'est un ensemble de réactions qu'on a mémorisées, à force de les répéter.
Le dimanche soir, c'est la partie de vous qui décide qui dit « à partir de demain, je change », mais le lundi matin, c'est l'équipe de nuit des habitudes qui fait tourner l'usine, avec les anciennes consignes.
Et cette équipe de nuit est dans tout votre corps : dans le nerf qui relie votre cerveau à votre cœur et à votre ventre, 80 % des fibres font monter des informations du corps vers le cerveau.
Si vous avez vécu des années avec la peur d'être jugé, votre corps l'a mémorisée : le cœur qui s'accélère, la gorge qui se serre, avant même la moindre pensée, comme si votre corps était devenu votre esprit.
Alors quand votre tête dit « on y va », votre corps freine de toutes ses forces, et il gagne presque à chaque fois.
Mais pourquoi une partie de vous voudrait vous ramener en dessous de ce que vous désirez vraiment ? Plutôt que de vous répondre avec des mots, je vais vous le faire sentir.
Croisez les bras comme vous le faites d'habitude, sans réfléchir, puis décroisez-les, et recroisez-les dans l'autre sens, avec l'autre bras au-dessus.
Restez comme ça quelques secondes.
Vous avez pas mal, ça vous demande aucun effort, et pourtant, ça vous paraît bizarre, comme si quelque chose en vous disait : « C'est pas moi, ça. » ou « Non c'est pas comme ça que je suis fait. »
Imaginez maintenant ce que ça fait quand c'est pas vos bras, mais dire non à quelqu'un, aller courir un mardi soir, ou tenir une promesse que vous vous êtes faite.
Ce « c'est pas moi, ça », vous allez le ressentir à chaque fois, et c'est lui qui vous fait faire demi-tour.
Mémorisez cette phrase :
« Mon thermostat cherche pas ce qui est bon pour moi. Il cherche ce qu'il connaît. »
Et voici l'idée la plus importante de la soirée : vous voyez pas le monde tel qu'il est, vous le voyez à travers ce que vous avez appris.
Vous vous voyez vous-même de la même façon, à travers des lunettes que vous portez depuis si longtemps que vous les sentez plus.
Ces lunettes, on vous les a posées quand vous étiez tout petit.
Un bébé arrive au monde capable d'apprendre n'importe quelle langue, et en quelques années, son cerveau garde ce qui sert autour de lui et laisse tomber le reste.
C'est comme ça qu'il apprend ce qui est normal, et la place qu'il a le droit de prendre.
Pour un tout-petit, garder le lien avec ses parents, c'est vital, alors il s'adapte à tout sans s'en rendre compte.
Un enfant qui grandit dans une maison où on évite les conflits apprend à se taire, et un enfant qu'on félicite surtout quand il réussit apprend qu'il vaut ce qu'il fait.
Ces leçons-là, personne les dit à voix haute : elles s'apprennent dans un regard ou un silence, et elles s'impriment jusque dans le corps.
Vos gènes, c'est un peu comme une partition : vous naissez avec toutes les notes, mais ce que vous vivez enfant décide quels morceaux sont joués fort, et lesquels restent silencieux.
Ensuite, il y a l'école, où chaque enfant se retrouve très vite dans une case : le bon élève, le bavard, le rêveur, celui qui est pas fait pour les maths.
Le plus fou, c'est que l'enfant finit souvent par devenir ce que la case dit de lui : celui dont on attend beaucoup se met à travailler, celui dont on attend rien arrête d'essayer.
Puis il y a les autres, les amis, la culture, ce qui se fait et ce qui se fait pas, et à force de s'ajuster à leur regard, on finit par se voir comme ils nous voient.
À force, tout ça dessine une image de vous : ce que vous valez, et ce qui est possible pour vous.
Certains appellent ça un paradigme : des lunettes qu'on a jamais choisies, et qui décident à notre place de ce qu'on voit.
Et cette image se défend toute seule : dès que votre vie s'en éloigne, quelque chose en vous vous y ramène.
C'est comme une luge sur la neige : après des milliers de descentes depuis l'enfance, la petite trace est devenue une piste, et dès que vous êtes fatigué, la luge retombe dans le creux qu'elle connaît.
Dans Magnétique, on a un nom pour ce qui a creusé cette piste : l'identité héritée.
C'est tout ce qu'on a fini par croire sur soi, les rôles, les règles, les conclusions, bien avant d'avoir l'âge de les choisir.
Dans beaucoup de familles, chacun a son rôle sans que personne l'ait décidé : le sage, la responsable, celui qui fait rire, la forte, celui qui fait pas de bruit.
Ces rôles, on les a souvent pris pour de bonnes raisons, et ils nous ont souvent rendu service.
Moi, je me suis longtemps demandé ce qui venait vraiment de moi, et ce qui venait de ma famille, de ma culture, de mon entourage.
Et certaines phrases sur nous, on les a tellement entendues qu'elles ressemblent plus à des pensées, mais à notre prénom.
C'est quoi le rôle qu'on vous a toujours donné, dans votre famille ou dans votre vie ? Écrivez-le dans le chat, la première réponse qui vient : « la grande sœur qui gère », « le discret », « celle qui est forte ».
réponses du chat, lues à voix haute
Pensez à ce rôle, et dites dans votre tête, 2 fois, la deuxième plus lentement, comme à quelqu'un que vous aimez :
« J'ai appris à porter ça. Je suis pas entièrement ça. »
Dans le chat, écrivez en un mot ce que ça vous fait, de la dire.
réponses du chat, lues à voix haute
Certains sentent de l'espace, d'autres une résistance, d'autres rien, et c'est très bien aussi.
Pendant quelques secondes, vous avez regardé votre rôle au lieu de le jouer, et dans cet espace, il y a quelqu'un : votre ADN spirituel.
C'est cette personne-là que je voudrais qu'on retrouve ensemble pendant ces 3 soirées.
Ce rôle, notez-le sur votre feuille, à côté de votre mot.
C'est exactement ce qu'on regarde avec vous pendant le rendez-vous avec mon équipe : ce que ce rôle vous fait rater aujourd'hui, et à quoi ressemblerait votre vie le jour où vous arrêtez de le jouer.
Le lien est dans le chat, et les réservations ferment jeudi soir.
1.9Vous l'avez déjà vu partout51 min à 58 min
Si vous venez de nous rejoindre, je vous remets dans le fil.
On cherche à comprendre pourquoi on revient toujours au même point de départ, et pour ça, il y a une image très connue en psychologie, qui colle parfaitement à ce qu'on vit : l'iceberg.
La petite partie au-dessus de l'eau, c'est votre conscient : ce que vous pensez, ce que vous voulez, les décisions que vous prenez en y réfléchissant, comme vous réinscrire à la salle ou rouvrir le fichier de votre projet.
C'est la partie qui parle, qui fait des plans, et qui a l'impression de tenir le volant.
Sous l'eau, il y a la partie énorme qu'on voit pas : votre subconscient.
C'est là que sont rangés vos habitudes, tout ce que vous avez appris sans vous en rendre compte, les émotions collées à certaines situations, et les réactions qui partent avant même que vous ayez eu le temps d'y penser.
Le conscient réfléchit et décide, mais il se fatigue vite, et il peut s'occuper que d'une chose à la fois.
Le subconscient, lui, travaille en permanence, même quand vous dormez, et il fait tourner une grande partie de votre journée sans vous demander votre avis.
Quand le conscient veut aller dans une direction et que le subconscient veut aller dans l'autre, c'est presque toujours le subconscient qui gagne.
D'ailleurs, on voit parfois un iceberg avancer contre le vent : ce qui le pousse, c'est le courant sous l'eau, pas le vent à la surface.
Si vous vous êtes déjà dit « je sais ce que je devrais faire, mais je le fais pas », c'est exactement ça : votre conscient sait, et votre subconscient décide.
C'est pour ça que les bonnes résolutions se prennent au-dessus de l'eau, et que la plupart se perdent en dessous.
Ce qui vous ramène au même point, le Thermostat Identitaire, il agit là, sous l'eau, dans votre subconscient.
Mais un courant, ça peut aussi vous porter : le jour où ce qu'il y a sous l'eau va dans le même sens que vous, vous avez plus besoin de forcer, c'est lui qui vous emmène.
Une fois qu'on le connaît, on le voit partout, et dans Magnétique, le vrai travail, c'est de voir où vous vous accordez pas encore la permission.
Et ce courant sous l'eau décide en silence de presque tous les domaines d'une vie.
Dans la confiance, c'est l'idée qu'on garde pour soi en réunion, et qu'on entend 10 minutes plus tard dans la bouche de quelqu'un d'autre, applaudi à notre place.
Le jour où ça change en dessous, c'est vous qui prenez la parole, et votre voix arrête de demander la permission d'exister.
Dans l'argent, c'est la prime qui disparaît en 3 mois, et l'augmentation qu'on ose jamais demander, parce qu'une partie de nous pense au fond qu'on la mérite pas.
Quand ça bouge sous l'eau, c'est souvent pas le salaire qui change en premier : c'est ce qu'on s'autorise à demander, et ce qu'on s'autorise à garder.
Dans les relations, c'est tomber encore sur le même genre de personne, avec un autre prénom, et voir l'histoire finir au même chapitre, ou rester entouré de gens qui, sans le vouloir, nous gardent à notre niveau.
Et quand ce courant s'inverse, on arrête d'être attiré par ce qui fait mal juste parce que c'est familier, et on commence à choisir des gens qui nous tirent vers le haut.
Dans les décisions, c'est celle qu'on connaît déjà au fond de soi, et qu'on repousse depuis des mois, en attendant un bon moment qui arrive jamais.
Quand le bas de l'iceberg arrête de tirer dans l'autre sens, une décision bloquée depuis des années peut se prendre en une soirée, avec un calme qu'on se connaissait pas.
Dans la santé, c'est les kilos perdus qui reviennent, comme si le corps défendait son ancien poids, et la fatigue qu'on finit par appeler « mon état normal ».
Le corps peut changer de normal, je suis bien placé pour le savoir : le mien est sorti d'années de fatigue, et il a trouvé un autre niveau.
Dans l'ambition, c'est le rêve qu'on repousse d'année en année, en se disant que ce sera pour plus tard.
C'est peut-être là que le potentiel est le plus grand, parce qu'un rêve qu'on garde aussi longtemps, c'est rarement un caprice : c'est souvent une partie de soi qui attend son tour.
Il y a un endroit où il est beaucoup plus difficile à repérer, parce que de l'extérieur, tout semble fonctionner : c'est sur ce qu'on se promet à soi-même.
Je pense à Samia, une femme que j'ai accompagnée : 41 ans, directrice financière, 3 enfants. Quand je la rencontre, c'est elle qui tient tout ce qui se passe autour d'elle, au travail comme à la maison, et tout le monde compte sur elle, avec raison.
Mais ce qu'elle se promet à elle-même, comme le projet dont elle rêve depuis des années, elle le tient jamais, alors que c'est une des personnes les plus disciplinées que j'ai aidées à la base.
Son thermostat est pas réglé pareil dans toutes les pièces de sa vie : 24 degrés pour le travail et la famille, 19 pour ce qu'elle se promet à elle-même, parce que son rôle depuis l'enfance, « celle sur qui on peut compter », a jamais prévu de place pour elle.
Il reste la dernière partie de la réponse à la question de tout à l'heure, c'est-à-dire "pourquoi mon thermostat me maintient là où je ne veux pas rester ?" Et la réponse est surprenante.
1.10Ce que votre schéma vous rapporte58 min à 1 h 06
Elle est même un peu dérangeante : même un comportement qui vous fait souffrir peut vous rendre un service. C'est contre-intuitif je sais.
Pour vous montrer ce que je veux dire, je vais commencer par mon histoire à moi.
Ce chemin classique, je le détestais, mais il me protégeait de quelque chose que je redoutais encore plus : me lancer pour de vrai, parler devant les gens, et risquer d'être jugé.
Même en 2017, quand je me suis lancé, je l'ai fait à moitié, en gardant tout le reste à côté, au cas où, et il m'a fallu 3 ans pour oser y aller à 100 %.
Ma discrétion, en fait, c'était pas un trait de caractère, c'était une façon de survivre, que j'avais trouvée tout seul, à 8 ans, au fond d'une salle de classe.
Et pour votre corps, être rejeté, c'est vraiment un danger.
Pendant des milliers d'années, être rejeté du groupe, ça voulait dire mourir de faim ou de froid, et votre corps l'a pas oublié.
Moi, j'appelle ça l'identité de survie : la partie de vous qui préfère rester petite plutôt que de risquer d'être rejetée.
Dans Magnétique, on appelle ça les gains cachés : ce que votre schéma vous rapporte, sans que vous l'ayez jamais choisi, et tout le monde en a.
Quand Julie arrête de courir, elle retrouve ses soirées avec ses enfants, et la paix avec une petite voix qui lui dit qu'une bonne mère sort pas courir le soir parce qu'elle a plus important à faire à la maison.
Tant que Samia lance pas son projet, personne peut lui dire qu'elle a échoué, et presque tout le monde a ce gain-là : arrêter avant la fin, pour pouvoir se dire « si je m'y étais mis pour de vrai, j'aurais réussi », parce qu'on préfère un échec avec une excuse.
Il y a aussi celui de la procrastination.
Repousser, c'est comme faire un prêt.
Vous empruntez un peu de tranquillité maintenant, et vous la rendez plus tard, avec des intérêts : du stress, de la culpabilité et des nuits plus courtes.
Votre cerveau adore ce prêt, parce qu’il préfère toujours se sentir soulagé tout de suite, quitte à avoir un problème plus tard.
Et plus tard, pour lui, c'est presque comme si c'était quelqu'un d'autre qui allait devoir s'en occuper.
Mais il y a une raison encore plus profonde, et je vais vous la faire ressentir.
Je vous propose de faire un pile ou face.
Pile, vous gagnez 100 euros, face, vous perdez 100 euros.
Est-ce que vous jouez ? Répondez dans le chat par oui ou par non.
réponses du chat, lues à voix haute
Le jeu est parfaitement équilibré : même chance, et même somme des 2 côtés.
Pourtant, quand on pose cette question aux gens, la plupart acceptent de jouer seulement si on leur propose de gagner 200 euros pour un risque de perdre 100 euros.
Autrement dit, dans notre tête, une perte pèse à peu près 2 fois plus lourd qu'un gain de la même valeur.
Alors face à un changement, ce que vous risquez de perdre, votre confort, l'image que les autres ont de vous, le rôle qui vous protège, pèse 2 fois plus lourd que ce que vous pourriez gagner.
Et votre corps préfère une douleur connue à une incertitude : dans une étude faite à Londres, des gens étaient plus stressés avec une chance sur 2 de recevoir une petite décharge électrique qu'avec la certitude de la recevoir.
C'est pour ça que tant de gens restent dans une situation qui les fait souffrir : au moins, c'est une souffrance qui fait pas peur.
Votre cerveau est une machine à prévoir : votre corps fabrique plus d'hormone du stress au réveil les jours de travail que le week-end, avant même que vous ayez pensé à votre journée.
Vous êtes physiquement dans votre lit, mais chimiquement, vous êtes déjà dans votre journée.
Ça veut pas dire que vous voulez rester dans votre problème : une partie de vous a juste appris à y trouver une sécurité.
« Ce qui vous a protégé à un moment de votre vie, c'est souvent ce qui vous retient aujourd'hui. »
Repensez à ce que vous avez essayé de changer, et imaginez que la partie de vous qui vous ramène en arrière vous parle.
Elle commencerait par : « J'essaie de te protéger de… »
Terminez sa phrase, dans votre tête.
Une conversation difficile, un regard, une déception, ou même la peur de réussir : si une réponse est venue, même floue, vous venez de toucher l'un de vos gains cachés, et si rien est venu, c'est normal, il est caché.
Et regardez comment vous l'avez entendue : pas comme une ennemie, mais comme une partie de vous qui a fait ce qu'elle pouvait, à un moment où vous aviez besoin d'elle.
Changer, ça veut pas dire la combattre ou la détruire : ça veut dire la remercier, et lui reprendre doucement le volant.
Ce que votre schéma vous rapporte, c'est la chose la plus difficile à voir tout seul, parce qu'une partie de vous tient à la garder cachée.
Pendant le rendez-vous avec mon équipe, on va la chercher avec vous, et le jour où vous voyez enfin ce que votre schéma vous protège, vous pouvez arrêter de vous battre contre vous-même.
Foncez sur les créneaux, il en reste encore.
1.11« Je suis comme ça »1 h 06 à 1 h 21
Ce schéma fait aussi autre chose : il change la façon dont vous vous voyez.
Quand on revient sans cesse au même point alors qu'on essaye de changer quelque chose, on finit par tirer une conclusion sur soi-même.
Je vous donne des exemples de phrases qu'on se dit souvent quand on échoue à changer quelque chose plusieurs fois de suite :
« Je suis pas discipliné. »
« Je commence toujours, je finis jamais. »
« J'ai pas de caractère. »
« Je suis pas fait pour ça. »
« Je suis comme ça. »
Moi, ma phrase, c'était « je suis quelqu'un de timide », et je disais même pire : « je suis quelqu'un qui ne peut pas parler correctement ».
J'en étais convaincu, pour moi, c'était ma nature, comme la couleur de mes yeux.
Ces phrases sur soi, « je suis pas discipliné », « je suis comme ça », se fabriquent toutes de la même façon, avec un mécanisme que les psychologues connaissent bien : une sorte de chaîne.
Imaginez un petit garçon de 10 ans qui court montrer à son père le dessin dont il est si fier, et son père, épuisé, lui répond sans lever les yeux : « C'est bien, va jouer. »
Ça, c'est le premier maillon, l'expérience, et elle a duré 3 secondes.
Le deuxième maillon, c'est l'interprétation, ce que l'enfant se raconte tout seul : « Ce que je fais intéresse personne. »
Si ça se répète assez souvent, l'interprétation devient le troisième maillon, une croyance, et une croyance, ça a plus l'air d'une idée, ça a l'air d'une vérité : « Je compte pas vraiment. »
Le quatrième maillon, ce sont les émotions que cette croyance fabrique : un petit vide dans la poitrine, la peur de déranger.
Le cinquième, c'est le comportement que ces émotions dictent : il arrête de montrer ce qu'il fait, ou au contraire, il en fait toujours trop pour qu'on le remarque enfin.
Le dernier maillon, c'est le renforcement, et c'est le plus vicieux, parce que votre cerveau fonctionne un peu comme un avocat : une fois qu'il a une phrase sur vous, il passe ses journées à chercher les preuves qu'elle est vraie.
Les fois où on a tenu, il les range au fond d'un tiroir, et la fois où on a lâché, il la met en vitrine.
30 ans plus tard, ce petit garçon, c'est peut-être l'adulte qui présente jamais son projet en réunion, ou celui qui travaille jusqu'à minuit pour qu'on le voie enfin, sans savoir que tout a commencé par un dessin.
Mais un avocat défend la phrase qu'on lui donne : le jour où la phrase change, il se met à chercher des preuves pour vous, et il en trouve.
Et les mots qu'on emploie sur soi ont un pouvoir énorme.
Parfois, ces phrases viennent même de plus loin que nous : des souris à qui on avait appris à avoir peur d'une odeur de fleur ont eu des petits, et même des petits-enfants, qui réagissaient plus fort à cette odeur sans l'avoir jamais sentie.
Chez l'humain aussi, une peur peut se transmettre sans qu'on l'ait vécue.
Dans beaucoup de familles, les mêmes peurs passent de génération en génération, la peur de manquer, de se faire remarquer, de déranger, et souvent, personne en parle.
Mais avant cette phrase, il y avait quelqu'un : avant le jour de la classe, j'étais un gamin qui levait la main.
Pensez à l'enfant que vous étiez, vers 7 ou 8 ans, avant les rôles qu'on s'est tous attribués : qu'est-ce qu'il faisait, juste parce que ça le rendait vivant ? Écrivez-le dans le chat, en un ou 2 mots, même une toute petite chose.
réponses du chat, lues à voix haute
Ces enfants-là ont pas disparu : ils sont juste passés sous les phrases qu'on a mises par-dessus.
On va faire un petit test qui prend une minute.
Prenez cette phrase, « je suis pas discipliné » : on croit que la discipline, c'est se forcer, mais ça, c'est la volonté, ce coup de motivation du début, qui fait monter la température un moment sans rien changer en dessous.
La vraie discipline demande aucun effort : vous vous dites jamais « allez, courage, je me brosse les dents », et pourtant, enfant, il a fallu vous le répéter des centaines de fois.
Ça, c'est de la discipline : un geste installé à force d'être répété.
Écrivez dans le chat un autre geste que vous faites comme ça, tous les jours, sans y penser, en un ou 2 mots.
réponses du chat, lues à voix haute
Tous ces gestes tiennent sans effort, et vous vous êtes jamais dit que vous étiez discipliné.
La discipline, c'est pas quelque chose qu'on a ou pas à la naissance : c'est un geste répété tellement de fois qu'il passe sous l'eau, dans le subconscient, et des gestes comme ça, vous en avez déjà plein.
Dans votre domaine à vous, le nouveau geste a juste jamais eu le temps de s'installer, parce que votre rôle l'a ramené à sa place.
Un exemple que presque tout le monde a vécu : vous changez la vaisselle de placard et les premiers jours, vous allez machinalement chercher dans le placard où la vaisselle était rangée avant.
Il y a une histoire qu'on raconte souvent, et c'est une image, pas une étude.
Autrefois, dans certains cirques, on attachait les bébés éléphants à un piquet, avec une corde.
Le bébé tirait de toutes ses forces, mais il arrivait pas à se libérer.
Il recommençait le lendemain, puis le jour suivant, sans plus de succès, et au bout d'un moment, il arrêtait d'essayer.
Des années plus tard, l'éléphant pesait 3 tonnes.
Il aurait pu arracher le piquet d'un simple mouvement, et pourtant, il restait attaché à cette petite corde.
Ce qui le retenait, c'était plus la corde, c'était la conclusion qu'il avait tirée quand il était petit : ce fameux « je peux pas ».
Moi, mon piquet, c'était « élève discret » et « fais pas de vagues » : au bout de quelques années, je tirais même plus sur la corde.
J'avais conclu, comme l'éléphant, que je pouvais pas faire autrement, et j'avais arrêté de vérifier.
Cet éléphant, il me fait penser à Françoise, une dame que j'ai connue.
Au moment de l'histoire elle avait 63 ans, et elle savait pas nager.
Toute sa vie, elle avait répété : « Moi, l'eau, c'est pas pour moi. »
Quand elle accompagnait ses petits-enfants à la piscine, elle restait au bord du bassin, avec les serviettes.
Pendant 40 ans, en vacances, elle avait été « celle qui garde les serviettes ».
Un jour, sa petite-fille lui a demandé, devant tout le monde : « Mamie, pourquoi tu sais pas nager ? »
Françoise a pas su quoi répondre.
Parce que la vraie réponse, c'était : « Parce que j'ai décidé ça quand j'avais 8 ans. »
Finalement elle a commencé à avoir envie de pouvoir jouer avec ses petits enfants dans l'eau elle aussi, et parce qu'ils le lui demandaient.
Elle m'a dit qu'elle avait commencé à prendre des cours en parallèle, une fois par semaine, puis 2.
Les 3 premiers mois, elle a failli arrêter 20 fois : elle se trouvait ridicule au milieu des enfants, et elle avait peur.
Puis un jour, elle a traversé le bassin toute seule, sur une longueur.
Après, elle m'a dit :
« J'ai appris à nager à 63 ans. Mais le plus dur, c'était pas l'eau. C'était de croire que je pouvais y arriver. »
Ce qu'elle dit là, c'est exactement ce qu'on vient de voir : le plus dur, c'est pas le geste, c'est de sortir du rôle qu'on joue depuis des années.
Et vous, est-ce qu'il y a quelqu'un en vous qui garde les serviettes parce qu'il sent qu'il va couler s'il change de rôle ?
Un rôle que vous jouez depuis si longtemps que vous avez fini par l'appeler votre personnalité ?
Et si vous tenez tout au travail, comme Samia, cherchez le domaine où personne vous demande de comptes, où vous êtes le seul à savoir si vous avez fait ce que vous aviez prévu.
C'est comme la promenade du chien : il pleut, il fait nuit, vous êtes épuisé, et pourtant, le chien sort quand même.
Personne se dit : « je suis pas quelqu'un de régulier, donc le chien attendra lundi ».
Pour le chien, la question se pose même pas, parce qu'il vous attend devant la porte.
Votre propre projet, lui, rien ne vous force à bosser dessus.
Une autre personne avec qui je discutais un jour m'a dit :
« Quand on me regarde je suis quelqu'un d'autre, et j'arrive à être discipliné. Mais dès que je me retrouve seul, tout s'écroule et plus rien ne me pousse à tenir ce que je me promets »
Et maintenant, je vous donne la phrase la plus importante de la soirée, celle à garder si vous deviez en garder qu'une.
Notez-la, puis entourez-la, soulignez-la, imprimez-la sur une feuille, peu importe, mais retenez-la bien.
« C'est pas mon caractère inné. C'est un réglage interne. »
Un caractère, on a l'impression qu'on peut rien y faire, qu'on est né avec.
Un réglage, c'est différent : ça s'est installé avec le temps, et ce qui s'est installé peut se désinstaller.
Et en dessous de tout ça, il y a toujours la personne que vous étiez avant que ça s'installe.
Si vous êtes en train de vous dire « oui, mais moi, c'est quand même différent », bah en fait c'est votre cerveau qui fait déjà l'avocat de votre vieille phrase sur vous, avant même d'accepter que cette idée soit possible.
Et c'est exactement ce qu'on peut creuser pendant le rendez-vous avec mon équipe : retrouver la phrase que vous vous répétez depuis l'enfance, et commencer à en écrire une autre.
D'ailleurs le lien est toujours dans le chat, et les créneaux partent dans l'ordre des réservations.
1.12Ce que ça vous coûte1 h 21 à 1 h 26
Maintenant on va voir ce que tout ça vous coûte, et à la fin je vous donnerai une bonne et une mauvaise nouvelle, et pourquoi j'ai créé Magnétique.
Je fais pas ça pour vous faire peur mais un coût qu'on refuse de regarder, on continue à le payer sans s'en rendre compte.
Il y a les coûts que tout le monde voit : les années qui passent avec les mêmes envies qui restent au fond d'un tiroir, et des proches qui vous demandent même plus où vous en êtes dans ce que vous leur avez annoncé.
Mais il y a un coût qui dépasse tous les autres : ce que chaque abandon fait à la confiance que vous avez en votre propre parole.
Pensez à un ami qui vous a promis 10 fois de venir à votre anniversaire, et qui est jamais venu : la onzième fois, vous comptez plus vraiment sur lui.
Avec vous-même, c'est exactement pareil : chaque abandon fait de vous un peu plus cet ami-là.
En discutant avec un des inscrits à cet évènement sur Instagram, je me suis un peu intéressé à sa situation et en creusant sa situation, il m'a dit de lui-même :
« Le problème c'est qu'à chaque fois que je repars à zéro, en fait je repars pas vraiment de zéro mais de moins que zéro parce que j'abîme ma certitude à y arriver et en plus j'ai une sorte de honte d'avoir échoué à chaque fois. »
Moins que zéro, parce qu'une tentative ratée vous laisse pas simplement de nouveau au point de départ.
Elle vous laisse un peu plus bas, avec une preuve de plus que vous y arrivez pas, et un peu plus de honte ou de pensée défaitiste à porter.
Pour moi, l'une des pires choses dans une vie, c'est pas d'échouer, c'est d'avoir tellement essayé qu'on finit par plus y croire du tout.
Tout à l'heure, je vous ai parlé de Samia, celle qui tenait tous ses engagements pour tout le monde sauf pour elle.
Elle m'a dit une phrase que j'ai jamais oubliée. Oui je suis allé chercher beaucoup de phrases qui m'ont marqué pour préparer cet évènement.
« Tous les soirs, quand tout le monde est couché, je m'assois dans la cuisine. Et je me demande à quel moment c'est devenu la vie de quelqu'un d'autre. »
Depuis 15 ans, elle avait un projet : ouvrir son propre cabinet, à son nom.
Elle voulait, une fois dans sa vie, construire quelque chose qui vienne d'elle, et qui lui appartienne à elle seule, un truc qu'elle ferait seulement pour elle et pour personne d'autre pour une fois.
Elle avait les compétences, l'argent et le réseau, mais chaque année, une bonne raison repoussait le projet.
Quand elle dit « la vie de quelqu'un d'autre », elle parle pas d'une mauvaise vie : de l'extérieur, sa vie était plutôt belle.
Elle parle de cette distance qui s'installe, petit à petit, entre la vie qu'on mène et la personne qu'on sent être à l'intérieur.
Et cette distance, c'est peut-être le coût le plus lourd de tous, parce qu'elle a pas de nom, pas de date, et que personne la voit.
Et elle se paie jusque dans le corps.
À force d'abîmer sa confiance en sa propre parole, on finit par garder les petites promesses, celles qu'on sait tenir, et les grandes, on les abandonne avant même de commencer.
On arrête de se promettre, et on appelle ça devenir réaliste.
Réfléchissez, et vous êtes pas obligé de répondre dans le chat, mais depuis combien de temps vous vous êtes pas promis quelque chose d'important, en vous engageant vraiment, avec la conviction que vous alliez réussir à le faire ?
En gros c'était quand le gros objectif que vous vous êtes fixé en étant sûr de l'atteindre ?
Si votre réponse, c'est « longtemps », alors voilà ce que ça vous coûte vraiment : pas seulement ce que vous avez pas fait, mais aussi la confiance que vous aviez en vous de parvenir à vos objectifs ou de tenir vos engagements.
(Silence grave)
1.13Le samedi 25 octobre 20311 h 26 à 1 h 34
Bon je pense que vous commencez à comprendre le concept. Maintenant on va faire un saut dans le temps, pour voir où tout ça nous mène si rien ne change.
Cette chose que vous voulez changer, celle pour laquelle vous êtes sûrement venu dans ce live avec moi.
Je vous demande pas depuis combien de temps vous essayez, je vous demande depuis combien de temps vous le voulez.
réponses du chat, lues à voix haute
Vous allez comprendre où je veux en venir dans une minute.
On traite souvent la personne qu'on sera plus tard comme un collègue qu'on aime pas trop : le dimanche, on lui laisse la vaisselle et le dossier en retard.
Ce soir, on va aller rencontrer cette personne pour de vrai, et pas celle de lundi, celle dans 5 ans.
Regardez l'écran : le samedi 25 octobre 2031, dans 5 ans, jour pour jour, et oui, ce sera bien un samedi.
Ce samedi-là, cette personne va se réveiller dans votre lit.
Et ce sera vous, avec 5 ans de plus.
Vos enfants, si vous en avez, auront 5 ans de plus, vos parents aussi, et votre corps aussi.
On va passer une matinée avec elle, en imaginant que rien change d'ici là.
Si vous voulez vivre l'expérience à fond, fermez les yeux, et écoutez ma voix.
La personne que vous êtes dans 5 ans se réveille, et elle reste allongée quelques instants.
Quelle est la première pensée qui lui traverse l'esprit en ouvrant les yeux ?
(Silence)
Elle passe devant le miroir de la salle de bain : comment est-ce qu'elle se regarde ?
(Silence)
Ou peut-être qu'elle prend même plus vraiment le temps de se regarder.
Si le mot que vous avez écrit en haut de votre feuille tout à l'heure, c'était le corps, qu'est-ce qu'elle voit dans ce miroir ?
(Silence)
Si c'était l'argent, elle ouvre l'appli de sa banque ce samedi-là : il y a combien, sur son compte ?
(Silence)
Si c'était la confiance, qu'est-ce qu'elle a encore laissé passer cette semaine, sans rien dire ?
(Silence)
Elle se prépare un café.
Quelque part dans la maison, il y a un objet qui traîne : un sac de sport, un dossier, un livre à moitié lu, ou un projet sur l'ordinateur dont le nom date de 2026.
C'est cette chose que vous vouliez commencer, devenue un élément du décor, et peut-être qu'elle se dit : « Ce week-end, je m'y mets. »
La même phrase que vous, avec la même conviction, sauf que 5 ans ont passé.
Maintenant, imaginez que cette version de vous puisse vous parler, ce soir, à vous, un dimanche d'octobre 2026.
Elle sait tout ce que vous savez, et en plus, elle sait ce qui s'est passé pendant ces 5 années.
Qu'est-ce qu'elle aurait envie de vous dire ?
(Silence)
Allez, vous pouvez rouvrir les yeux.
Si quelque chose vous est venu, écrivez-le en bas de votre feuille, avec la date : samedi 25 octobre 2031.
Même si ce sont que 2 ou 3 mots, même si votre phrase vous paraît maladroite, écrivez-la comme elle vous est venue.
Je suis pas en train de vous décrire une catastrophe. Que votre vie va devenir horrible et insupportable, l'idée c'est pas de vous faire peur ou de vous faire stresser pour rien. Juste d'avoir un regard et un angle de vue un peu différent pour une fois.
Dans 5 ans, votre vie sera sûrement assez proche de celle que vous avez aujourd'hui, et c'est justement ça, le problème.
Votre thermostat provoque rarement une chute spectaculaire : il vous garde au même niveau, pendant que le temps, lui, continue d'avancer.
Une infirmière australienne qui a accompagné des personnes en fin de vie raconte que leur regret le plus fréquent, c'était pas une erreur commise.
C'était en gros cette phrase : « J'aurais aimé avoir le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, et pas celle que les autres attendaient de moi. »
(Silence)
Le regret de ce qu'on a fait arrive vite, il fait mal, puis il finit par passer.
Le regret de ce qu'on a pas fait arrive plus subtilement, plus sournoisement, mais lui, il reste. Comme une douleur sourde et chronique qui vous suit toute votre vie, qui s'oublie parfois et qui revient d'un coup dans certains moments.
C'est exactement ce genre de regret que le thermostat identitaire fabrique : pas une grande erreur, mais des choses qu'on a pas faites, une après l'autre, chaque fois avec une bonne raison de remettre à plus tard.
Quand j'étais encore bloqué dans mon ancienne vie, celle que j'aimais pas, j'avais dit à un ami un jour : « Ce qui me fait le plus peur, c'est que dans 5 ans ce soit exactement pareil. »
Et je voulais pas avoir 45 ans un jour et réaliser qu'un jour j'avais tout simplement arrêté d'essayer.
Alors gardez bien cette date en tête, visualisez-la sur un calendrier accroché au frigo : samedi 25 octobre 2031.
Et cette date vous allez voir qu'on va en reparler demain et mardi.
1.14La bonne nouvelle, et la mauvaise1 h 34 à 1 h 40
Après tout ce qu'on vient de voir, comme je vous avais dit, j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle, et je vais vous donner les 2, parce que vous avez besoin des 2.
La bonne nouvelle, c'est que cette chaîne qui transforme une expérience en croyance, comme pour le petit garçon et son dessin, marche aussi dans l'autre sens.
Une nouvelle expérience, même toute petite, peut faire naître une autre interprétation, et à force, une autre croyance.
Françoise elle avait 63 ans quand elle a arrêté d'avoir peur de l'eau.
40 ans à rester au bord avec les serviettes, un niveau qui semblait gravé dans le marbre, et pourtant, ça a fini par bouger, et c'est elle qui a fait bouger les choses, c'est pas un hasard ou une intervention divine.
Et ça s'est pas arrêté à l'eau : l'année d'après, elle est partie en voyage, seule, pour la première fois, et en famille, elle a commencé à dire ce qu'elle pensait.
Parce que le jour où une seule des phrases qu'on se dit sur soi-même se révèle fausse, on commence à douter de toutes les autres.
Vous êtes peut-être venu ce soir pour une seule chose à changer, mais derrière cette chose, c'est souvent toute une vie qui attend de bouger.
Alors si vous vous dites « de toute façon pour moi, c'est trop tard », pensez à elle : à 63 ans, après 40 ans dans la même piste, sa luge a fini par en sortir.
Et une autre preuve est sous vos yeux : le gamin qui arrivait pas à dire son prénom au téléphone vous parle en direct depuis plus d'une heure.
Je vous avais promis de vous dire pourquoi Magnétique existe.
Ce qui a changé en moi, c'est pas que je suis devenu quelqu'un d'autre : j'ai arrêté de croire que le gars discret, c'était moi, j'ai commencé à vivre à partir de celui que je sentais à l'intérieur, et à partir de là, les gestes ont enfin pu tenir.
C'est à partir de cette compréhension qu'est né Magnétique.
Parce qu'il suffit pas de changer ce que l'on fait : il faut comprendre ce qui, en nous, nous ramène constamment à nos anciens fonctionnements, et retrouver qui on est en dessous.
C'est pour ça que dans Magnétique, on travaille à la fois sur ce que vous croyez sur vous, sur ce que votre corps a mémorisé, et sur l'environnement qui vous a réglé.
Magnétique, je l'ai construit pour être l'endroit où on travaille pas seulement sur ce que vous voulez atteindre, mais sur la personne que vous êtes au moment où vous l'atteignez.
L'endroit où vous reprenez contact avec votre ADN spirituel, ce que vous avez perdu de vue en vous, et où vous lui laissez assez de temps pour que ça devienne votre normal.
Et le but, c'est pas que vous dépendiez de moi : c'est que vous redeveniez quelqu'un qui peut compter sur sa propre parole.
Pour moi, il y a aussi quelque chose de plus profond là-dedans, et chacun ici le vivra avec ses propres mots.
Je crois que notre temps, nos possibilités et notre vie nous ont été confiés, et que les laisser dormir toute une vie sous un rôle qu'on a jamais choisi, c'est passer à côté de ce qu'on nous a confié.
Avant de réussir à parler sans bloquer devant des gens, je l'ai vécu des centaines de fois dans ma tête, les yeux fermés, encore et encore, jusqu'à ce que mon corps le reconnaisse.
Au tout début de la soirée, je vous disais que votre corps remplace des milliards de cellules chaque jour, et qu'il reconstruit quand même la même personne : la vraie question, c'est à partir de quel modèle.
Maintenant, je vous donne la mauvaise nouvelle.
Ce que vous venez de comprendre ce soir, à lui seul, ne changera rien à votre semaine.
On vous a souvent dit qu'il suffisait de vouloir pour pouvoir, ou qu'un déclic pouvait tout changer.
Si c'était vrai, cette soirée suffirait, et vous auriez même pas besoin de revenir demain. En fait cette soirée n'aurait peut-être même pas d'intérêt puisqu'il y a largement assez de personnes qui vous balancent des phrases de motivation à longueur de journée sur les réseaux.
La nuit où j'ai compté mes inscriptions à la salle de sport, quand j'enchaînais encore la fac et mes 2 jobs, moi aussi, j'avais tout compris.
J'aurais pu vous expliquer mon problème mieux que n'importe qui, et pourtant, le lendemain matin, j'ai repris le métro comme si rien s'était passé.
« Savoir à quelle température est réglé le thermostat, ça ne suffit pas pour en changer le réglage. »
Comprendre, ça peut prendre une soirée, mais changer ce qu'il y a dans votre subconscient, ça prend des mois.
Demain matin, vous serez sûrement au même niveau qu'aujourd'hui, et c'est normal, c'est pas un échec : c'est justement pour ça qu'il y a 2 autres soirées.
1.15Deuxième appel : la personne de 20311 h 40 à 1 h 48
Avant de finir, je reviens à la personne que vous serez le samedi 25 octobre 2031, celle qu'on a imaginée se réveiller tout à l'heure : si rien change, sa vie ressemblera beaucoup à la vôtre, mais ce samedi-là, une autre version de vous est possible.
Celle qui se réveille sans que sa première pensée soit pour ce qui va pas.
Celle qui passe devant le miroir, et qui prend vraiment le temps de se regarder et d'apprécier.
Celle chez qui le projet qui traînait depuis 2026 est réalisé, parce que ce qu'elle voulait faire, elle l'a fait.
Celle qui a arrêté de jouer le rôle qu'on lui avait donné, et qui vit enfin à partir de la personne qu'elle sentait être à l'intérieur.
Ce chemin-là, entre la personne que vous êtes ce soir et celle du 25 octobre 2031, il commence ce soir. Et c'est exactement pour ça que j'ai construit Magnétique.
Au début de la soirée, je vous ai lu le message de quelqu'un qui m'écrivait : « J'arrive à changer pendant 2 semaines, et je redeviens la version de moi que j'aime pas. »
Magnétique, c'est fait pour ça : que la version de vous des 2 semaines devienne enfin votre version normale de tous les jours.
C'est pour ceux qui en ont assez de douter d'eux au moment de se montrer, de se sentir invisibles dans leurs relations, ou de repousser encore le projet qui compte le plus.
C'est pour ceux qui travaillent dur sans jamais oser demander ce qu'ils valent, et pour ceux qui ont une vie réussie de l'extérieur, mais loin de ce qu'ils voulaient vraiment.
On y travaille là où tout se joue : dans la partie cachée de l'iceberg, votre subconscient, là où les bonnes résolutions se perdent d'habitude.
Dans les premières semaines, vous commencez à repérer le moment exact où vous décrochez, avant de décrocher, et rien que ça, ça change la façon dont vous vous parlez.
Au fil des mois, les nouveaux gestes arrêtent de demander un effort : vous exprimez un besoin sans vous excuser, vous prenez vos décisions sans attendre le bon moment, et vous terminez enfin ce que vous commencez.
Et à plus long terme, le but, c'est que vous deveniez quelqu'un qui tient ce qu'il se promet, et que ça se voie partout, jusque dans votre forme et dans vos relations.
Je vous présenterai tout en détail mardi, mais si vous voulez savoir dès maintenant si c'est fait pour vous, il y a le rendez-vous avec mon équipe.
Ce rendez-vous, c'est votre « Encore ? », le mot de mon ami d'enfance qui m'a fait voir en une seconde ce que je refaisais depuis des années, sauf que cette fois, c'est avec bienveillance, et avec quelqu'un qui sait quoi chercher.
En visio, depuis chez vous, quelqu'un de l'équipe Magnétique prend le temps de creuser votre histoire et votre situation à vous.
Vous mettez bout à bout toutes vos tentatives, et vous trouvez le moment exact où vous décrochez.
Vous regardez ce que ce schéma protège chez vous, et ce qu'il vous a déjà coûté.
Et surtout, vous voyez à quoi pourrait ressembler votre vie si ça changeait vraiment.
Je pèse mes mots : ce rendez-vous peut être le premier jour d'une autre vie, parce que la mienne a basculé sur une seule conversation.
Ce rendez-vous, je vous l'offre, il vous coûte rien.
Ce qui coûte cher, c'est une année de plus à revenir au même point, avec la confiance en votre propre parole qui s'abîme encore un peu, et vos envies qui restent dans un tiroir.
Si vous demandiez à la version de vous du 25 octobre 2031 quand tout a commencé à changer, elle vous parlerait peut-être de ce dimanche soir, et des 30 secondes où elle a pris son rendez-vous.
Si une petite voix vous dit en ce moment « je verrai demain », écoutez-la bien : c'est exactement la voix dont on parle depuis le début de la soirée, votre subconscient, la partie de l'iceberg sous l'eau, qui essaie déjà de vous ramener à votre niveau.
Pour une fois, faites l'inverse de ce qu'elle vous dit.
Je vais pas vous courir après : ce rendez-vous est fait pour les gens qui en ont assez de revenir au même point, et qui sont prêts, cette fois, à faire quelque chose de différent.
Vous avez rien à préparer : venez avec votre feuille de ce soir, ou même sans, on part de là où vous en êtes.
Les créneaux partent dans l'ordre des réservations, et ce soir, vous avez encore le choix des horaires.
Jeudi prochain, le 29 octobre au soir, dans 4 jours, on ferme les rendez-vous, parce qu'ensuite l'équipe se consacre aux personnes qui ont rejoint Magnétique.
Le lien est dans le chat : cliquez maintenant, ça prend 30 secondes, et quand c'est fait, écrivez « réservé » dans le chat.
réponses du chat, lues à voix haute
Pour tous les autres, le lien reste dans le chat pendant que je termine : prenez votre créneau maintenant.
1.16Demain1 h 48 à 1 h 52
Vous êtes arrivé ce soir avec une question, pourquoi je reviens toujours au même point, et vous repartez avec les réponses aux 3 questions que je vous ai posées au début.
Qui je suis devenu ? Le rôle qu'on m'a donné quand j'étais petit, et je le joue depuis si longtemps que j'ai fini par croire que c'était moi.
En dessous, l'enfant que j'étais avant ce rôle est toujours là.
Comment je suis devenu cette personne ? Par tout ce que j'ai appris sur moi depuis tout petit, des leçons que personne dit à voix haute, et qui s'impriment jusque dans le corps.
Qu'est-ce que je répète sans m'en rendre compte ? Ce retour au même niveau, toujours avec une bonne raison.
Pour beaucoup d'entre vous, c'est peut-être la première fois que vous comprenez vraiment la personne que vous êtes aujourd'hui.
Au début de la soirée, je vous ai parlé d'un cadenas à code avec 3 chiffres, un par soir.
Le premier chiffre, c'est le thermostat qui vous ramène toujours au même niveau, et il tient dans la phrase la plus importante de ce soir, celle que je vous ai demandé de noter et d'entourer : « C'est pas mon caractère inné. C'est un réglage interne. »
À lui seul, ce premier chiffre ouvre rien, mais sans lui, les 2 autres servent à rien.
Le deuxième chiffre, on le découvre demain soir, et pour demain, je vous fais 3 promesses.
Je vous explique pourquoi les gens que vous trouvez très disciplinés ont pas plus de volonté que vous, et ce qu'ils font à la place.
Je vous montre le moment exact où vos efforts se jouent : les 10 minutes juste après votre premier écart, comme une première séance ratée, bien avant le jour où vous lâchez vraiment.
Puis je vous donne les 4 conditions qu'un changement doit réunir pour tenir, et on les passe sur tout ce que vous avez déjà essayé, pour voir enfin ce qui leur manquait.
Demain, il y aura des absents, avec une bonne raison : une grosse semaine au travail, un enfant malade, une nuit trop courte.
C'est mot pour mot ce qui a fait rater sa première séance à Julie, à l'étape 4 de sa boucle, et c'est souvent comme ça que le réglage se montre pour la première fois, avec une raison que personne peut vous reprocher.
Mardi, je vous donnerai le troisième chiffre, celui qui ouvre, et je vous raconterai comment l'étudiant du métro, boulot, dodo, celui qui s'imaginait parler devant des milliers de gens sans bloquer, a fini par en sortir.
Le replay reste en ligne 24 heures, et demain, on se retrouve sur le même lien.
Si à un moment ce soir, vous vous êtes dit « c'est exactement moi », ce rendez-vous est fait pour vous.
Le lien est dans le chat, et les réservations ferment jeudi soir.
La nuit dernière, on a changé d'heure, et l'heure que vous avez gagnée, elle vous a servi ce soir à regarder ce qui vous ramène toujours au même point.
Je connais pas de meilleure façon de l'utiliser.
Avant de dormir, gardez juste avec vous la question du début : qu'est-ce que vous avez appris à croire sur vous, et que vous avez jamais vraiment remis en question ?
Merci pour ce soir, et à demain, 20 heures.